Il est la, comme d'hab, prêt à donner un interview. On ne le voit pas mais on entend le sourire au fond de sa voix. Il n'a pas changé, son rire résonne comme toujours. On pourrait l'imaginer devant nous, ses yeux pétillants, son sourire. Celui qui est gravé dans nos c½urs... Il nous parle de tout et de rien, de cette première année loin de nous.
Qu'il n'a pas changé, qu'il nous aime encore plus qu'avant. Et qu'il nous manque. Il le sait d'ailleurs, « J'ai vu plein de gens pleurer à cause de moi. Je voulais leur dire que même s'ils ne me voient pas, moi je les vois toujours et je les aime. ». Ce qu'il a aussi beaucoup aimé c'est qu'après un an on ne l'oublie pas. « Tout ces blog avec ma photo, ou bien créés en mon honneur. Toutes ces vidéos sur youtube. Toutes ces commémorations, ça me fait toujours du bien. Preuve qu'on ne m'a pas oublié. »
« J'aime aussi énormément la façon des brugeois de scander mon nom à la 23ième minute. Je suis toujours ému quand j'entends ça. Que le public tient à moi autant que moi je tiens à lui. »
Un an. Un an loin de lui. Un an qu'on ne le voit plus. Un an depuis son transfert vers FC Paradis. « J'aime beaucoup le club. Ici, je joue avec tout grands. Lei Clijsters est arrivé en janvier. Aussi dans le public il y a des grands noms. Le public est énorme. Un milliard de supporters, si pas plus... Un stade immense. Une ambiance de rêve. Je me plais dans mon nouveau club. Le seul hic est que tout le monde me manque terriblement. Et puis je vois trop de gens avoir mal à cause de moi. On ne diffuse pas les matches de FC Paradis à la télé. Pas de photographes ici. Pas de caméras. Alors personne à de mes nouvelles. Ça me brise le c½ur parfois. »
Là-bas, il n'est pas la plus grande célébrité « Mais on me reconnaître parfois, des supporters qui ont déménagé au paradis avant moi. Ou bien des gens qui viennent de déménager ici. C'est assez chouette ici. Mais mon c½ur est resté en Belgique ».
Après 10 minutes il doit nous laisser, il doit aller s'entraîner. S'il a un message pour nous « Ne pleurez pas, je suis la. Même si vous ne me voyez pas. Je suis éternellement à vos côtés. Parlez avec moi au fond de votre c½ur. Je vis toujours ! Quelqu'un de vivant comme j'étais ne meurt jamais. Je serais toujours la. »
Un dernier rire, et il raccroche. Mais je lui parle encore. Au fond de mon c½ur.
Evidemment, cet interview est fictif. Mais je suis sûre qu'il est encore vivant... mais là-haut. Je suis sûre qu'il nous regarde encore, avec ses beaux yeux. Je suis sûre qu'il rit encore, quand nous riions.
Si d'aventure, vous ne vous souviendrez pas de ses buts, de ses rires, de son regard, regardez le ciel, et sachez que quelque part là-haut, il marque pour vous.